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MTH aux rencontres nationales « Maraîchage Sol Vivant »

Le 16 février 2026, l’équipe du projet Maraîchage Tout Herbe (MTH) a animé un atelier lors des Rencontres nationales Maraîchage Sol Vivant, autour d’une question centrale pour beaucoup de fermes maraîchères :

Comment gagner en autonomie sur la fertilité… en s’appuyant sur les prairies ?

Maraîcher.e.s, porteurs de projet d’installation, conseiller.e technique ou simplement curieux : l’atelier a rassemblé un public varié, avec une même envie… reprendre la main sur la fertilité en explorant un systèmes plus autonomes grâce aux prairies.

Un atelier participatif sur les pratiques

Après une brève introduction au projet MTH, nous avons proposé un temps individuel : chaque participant·e a répondu sur des post-it à trois questions liées à sa gestion de la fertilité :

  • Quel est le principal objectif poursuivi dans votre système ?
  • Qu’est-ce qui vous pousse à changer de pratique ?
  • Quels freins rencontrez-vous dans ces changements ?

Puis, place au collectif : échanges d’expériences, questions concrètes, discussions… aussi bien sur les choix agronomiques que sur les points techniques. (récolte, épandage, plantation, organisation du travail, matériel).

Ce que disent les post-it :

1) Les objectifs : autonomie et performance en tête

Deux objectifs reviennent très largement :

  • la recherche d’autonomie,
  • le maintien d’un bon niveau de rendement.

En arrière-plan, mais bien présent : la réduction des coûts.

2) Les moteurs du changement : autonomie, puis cohérence agronomique

Ce qui pousse à faire évoluer les pratiques :

  • d’abord, la quête d’autonomie,
  • puis, pour une partie des participant·es, l’envie d’améliorer la gestion agronomique de la fertilité (fonctionnement du sol, cycles, cohérence du système).

3) Les freins : matériel, connaissances… et le facteur temps

Les obstacles les plus cités pour aller vers un système “type MTH” :

  • le besoin d’investir dans du matériel,
  • le manque de connaissances / de repères techniques.

D’autres freins ont aussi été mentionnés :

  • le manque de temps,
  • l’accès au foncier.

Et maintenant : des pistes concrètes pour avancer

Nous repartons de ces échanges avec de nouvelles questions, mais aussi avec une énergie collective précieuse : celle de faire progresser le système.

Deux leviers :

  • le travail d’un groupe de maraîcher·es engagé avec nous sur l’autoconstruction de matériel de récolte/épandage de l’herbe ;
  • la poursuite des essais aux champs, en lien avec nos partenaires scientifiques (Université de Caen et UniLaSalle).

Merci à toutes les personnes rencontrées pour la qualité des échanges.

Zoom sur le document ci-dessus

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